ANGELIKA MARKUL

TIERRA DEL FUEGO

DU 4 SEPTEMBRE AU 2 DÉCEMBRE 2018


TIERRA DEL FUEGO

© Angelika Markul, Tierra del fuego, Mylodon, bronze.

À PROPOS

Commissariat :
Claude d’Anthenaise
Lauranne Germond

Communiqué de presse :
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VERNISSAGE PUBLIC :
le mercredi 5 septembre,
de 18h à 21h30,
entrée libre

ÉVÉNEMENTS AUTOUR D’ANGELIKA MARKUL

Projections et rencontre avec Angelika Markul et Eric Lorigny du CNES
Mercredi 3 octobre 2018, à 19h30

Après-midi et soirée COAL
Mercredi 24 octobre 2018

Performances
Mercredi 28 novembre 2018, à 19h30

La fonte des déchets
Jeudi 15 novembre 2018, à 20h

Tierra Del Fuego est un projet artistique polymorphe, composé d’un ensemble d’œuvres plastiques qui porte sur la disparition d’un paysage de glaciers. Il est inspiré de l’archipel du même nom qui se situe en Patagonie, aux confluences de l’Argentine et du Chili, à l’extrême sud du continent américain. Le paysage exceptionnel et caractéristique de cette région du monde disparaît progressivement sous l’effet du changement climatique, au même titre que la civilisation amérindienne qui vécut sur ces terres pendant 12 000 ans, avant d’y être décimée par les Européens. En lien avec son film La Mémoire des glaciers qui montre l’accélération du processus de la fonte, Angelika Markul révèle les souvenirs enfouis dans les glaces et convoque une série de phénomènes et d’influences qui, ensemble, composent une symphonie de fin du monde: des objets en bronze évoquant les traditions perdues des yagans, ces pêcheurs nomades de Terre de Feu, une sculpture de la dépouille d’un mylodon, cet animal préhistorique endémique désor- mais disparu ou encore les reliefs cartographiques de cette terre aux chemins oubliés. L’artiste a conçu cette œuvre en écho au poème La Iluvia lenta (« pluie lente ») de la poètesse chilienne Gabriela Mistral, qui appelle à une nécessaire reconnexion avec la terre-mère.

Angelika Markul poursuit ici les obsessions qui sont au centre de son travail, tels que le passage du temps et la fuite des traces mémorielles et matérielles. Sa pratique artistique est née d’une utopie, celle d’une archéologie totale, d’un archivage sans faille des traces de vies, qu’elles soient humaines, animales ou végétales.

Angelika Markul est représentée par la Galerie Solo (Madrid), la Galerie Laurence Bernard (Genève) et LETO Gallery (Varsovie). Angelika Markul est lauréate du Prix COAL 2016 pour son projet Tierra Del Fuego et lauréate du Prix MAIF pour sa sculpture en bronze Mylodon de Terre. L’exposition, sous le commissariat de Lauranne Germond et Claude d’Anthenaise, est organisée à l’occasion des dix ans de l’association COAL. Elle donne lieu à un cycle autour des imaginaires du changement climatique et de la fonte des glaces.

Partenaires

Avec la participation du DICRéAM

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