MIGUEL BRANCO

Black Deer

DU 8 NOVEMBRE 2016 AU 12 FÉVRIER 2017

MIGUEL BRANCO -  BLACK DEER

BLACK DEER © Georges Poncet, Courtesy Jeanne Bucher Jaeger, Paris

A propos

Communiqué de presse

Press release

Également, au même moment :

MIGUEL BRANCO
SPECTRES - On Birds, Skulls and Drones
Exposition du 8 novembre 2016 au 12 février 2017
Galerie Jeanne Bucher Jaeger, espace Marais, 5&7 rue de Saintonge, 75003.

 

“RÉSONANCES, ABDUCTIONS, INTERFÉRENCES”

La cour du musée de la Chasse et de la Nature accueille un cerf en bronze, assis sur le pavé, à la fois alerte et silencieux. C’est l’œuvre de l’artiste Miguel Branco, né au Portugal en 1963. Durant plus de 30 ans, grâce aux mediums de la peinture, du dessin, de la sculpture et de l’image digitale, son œuvre s’est centrée sur l’animal comme sujet principal. En empruntant la plupart de ses modèles à l’histoire de l’art, à Georges Stubbs notamment, ou en puisant parmi les illustrations des anciens ouvrages scienti ques telle l’Histoire naturelle du comte de Buffon, ses œuvres se prêtent à un nouveau travail d’ordre pictural et plastique. Revendiquant ces emprunts, l’artiste s’en sert d’une manière toute personnelle: il crée ses propres images d’images antérieures. Le cerf immobile de Miguel Branco offre une sorte de contrepoint à l’exposition des peintures allemandes présentée au même moment dans les salles du musée. En effet, la simplicité, l’apparente fragilité et la forme d’intériorité qui caractérisent le travail de l’artiste portugais, forment un frappant contraste avec ce qu’expérimentent les artistes germaniques du xixe siècle en exaltant les forces sauvages qui ont libre cours dans la nature. Tandis que, inlassablement déclinés, leurs cerfs, coiffés d’une redoutable ramure s’affrontent dans des joutes meurtrières pour manifester leur puissance virile et guerrière, le cerf noir de Branco est silencieux et solennel, et nous regarde impassible, comme s’il nous questionnait.

Les salles du musée accueillent, en complément de cette installation, une sélection de peintures et de sculptures de l’artiste en résonance avec les oeuvres du Musée. Cette cohabitation, sous-titrée « Résonances, Enlèvements, Interférences », met en évidence le caractère subjectif et changeant de notre perception des animaux, le pouvoir de l’image ainsi que l’étrangeté de l’animal, cet « autre absolu », d’une présence magique primordiale.

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