Ces tapisseries ont été offertes par Louis XV à Germain Louis Chauvelin, marquis de Grosbois, garde des Sceaux et secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères. Elles reprennent les compositions de quatre des six pièces de la tenture initiale desChasses nouvelles. Cette première tenture avait été tissée en 1727 sous la direction de Noël-Antoine de Mérou à partir des cartons de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755), peintre des chasses royales sous Louis XV. Le loup, le renard, le cerf et le sanglier sont figurés dans des clairières, à proximité de cours d’eau.

Leur mise à mort par les chiens est le sujet principal de chacune des pièces. Les hommes d’équipage, vêtus de la tenue rouge de vènerie – et parfois pourvus d’épieux et de trompes de chasse – sont représentés comme de simples spectateurs de la violence animale. La tenture des Chasses de Louis XV, réalisée d’après Oudry une décennie plus tard, traduit la même vision idéale du paysage. Ces tissages évoquent le prestige lié à la pratique chasse, à cette époque essentiellement réservée aux élites.