Les inscriptions notées sur la platine et sur les canons de cette arme indiquent son origine prestigieuse : réalisée par Joseph Contriner à Vienne, elle a appartenu à Joachim Murat (1767-1815), beau-frère de Napoléon Ier par son mariage avec Caroline Bonaparte, maréchal d’Empire et roi de Naples. Issu de la succession de la princesse Cécile Murat, née Ney d’Elchingen, ce fusil est entré dans les collections du musée de la Chasse et de la Nature en 1968.

Il présente un décor sobre, sculpté (tête de lion sur la monture en bois) et gravé (scène de chasse au sanglier sur la garniture). Cet objet présente une mécanique à percussion : inventé au XIXe siècle, ce système remplace la poudre amorce par le fulminate de mercure, qui a la propriété d'exploser au moindre choc.