Deux épagneuls viennent de lever des perdrix pour le compte du chasseur qu’ils accompagnent et qui n’est pas visible dans le tableau. Ces chiens « d’arrêt » sont destinés principalement à la chasse aux oiseaux et au petit gibier qu’ils ont pour rôle de repérer et de signaler puis de rapporter à leur maître, une fois tué aux plombs.

La scène est bucolique et ponctuée de détails anecdotiques : un lièvre que rien ne semble effrayer caché sous les feuilles, une ferme esquissée à l’arrière-plan, dotée d’une tour ou pigeonnier, sorte de fabrique ou de construction ornementale à la mode dans les jardins paysagers du XVIIIe siècle.

Si Christophe Huet (mort à Paris en 1759) est un peintre animalier reconnu du XVIIIe siècle, volontiers inspiré par la peinture d’ animaux de François Desportes, comme c’est le cas ici, il est surtout resté célèbre pour ses magnifiques peintures exotiques, illustrant le goût de l’époque pour les chinoiseries. Il est en effet l’auteur des décors de Singeries du château de Champs sur Marne, du château de Chantilly comme du Cabinet des Singes de l’hôtel de Rohan (Archives nationales).