En 1703, Romain Dru, seigneur de Mongelas, prend possession « d’une grande maison size rue du Grand Chantier (…) consistant en plusieurs corps de logis, galeries, cour au devant, jardin derrière… ».
Mongelas fait appel à Nicolas Liévain, maître maçon et entrepreneur, pour remodeler sa batisse. Des plans montrent qu’il consulta Jules Hardouin-Mansart ou Robert de Cotte. D’une architecture et d’un décor sobre comme voulu à l’époque, les plans relèvent d’une distribution selon les usages du début du XVIIIe siècle. Faute de place, les services sont situés sur la rue et dans une partie des ailes où toutes les pièces sont entresolées.
Ouverte sur la cour d’honneur, une grande remise à carrosses, d’un dessin rare pour l’époque, est établie dans l’aile droite, l’autre partie recevant un grand escalier accessible par un perron de trois marches situé dans l’angle de la cour. Malgré sa revente à des propriétaires successifs, les bâtiments ne sont que très peu modifiés jusqu’à leur location en 1862, à la maison de bijoux Murat. La maison est désormais vouée au commerce et subit de nombreux aménagement pour accueillir salons de vente et ateliers.
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En 1965, l’hôtel est cédé, scindé en deux : l’ancien jardin à la Société française des Nouvelles Galeries et l’hôtel, dénaturé, à la Guilde des Orfèvres. Cette cession fut une occasion manquée pour François Sommer, qui déjà à l’époque avait caressé le rêve d’agrandir sa fondation dans l’hôtel de Mongelas.
En 2002, la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature réalise le vœu de son fondateur et acquiert l’hôtel de Mongelas. La restauration de l’hôtel, mené par les architectes Antoine Jouve, Anne Sazerat et Simon Vignaud, privilégie la restitution d’un état proche de celui de 1705, sans invention ou approximation. Un auditorium de 117 places est creusé sous la cour. Le musée, entièrement réaménagé par les architectes-muséographes Frédérique Paoletti et Catherine Rouland, ouvre à nouveau ses portes au public le 6 février 2007. |