[ Le musée & ses collections ]


La Fondation François Sommer pour la Chasse et de la Nature a été reconnue d’utilité publique dès sa création, par François et Jacqueline Sommer, en 1964. Elle soutient une conception de l’écologie au service de l’homme, à la fois solidaire et responsable des autres composantes de la nature.
Lorsqu’elle est exercée avec respect, la chasse s’inscrit dans la perspective du développement durable parce qu’elle favorise la connaissance de l’animal et le maintien des territoires. C’est dans cette optique que les fondateurs ont constitué une exceptionnelle réunion d’œuvres d’art à sujet cynégétique, de trophées et d’armes de chasse, présentées dans un musée conçu « comme une maison d’amateur d’art ». Depuis 1967, le musée de la Chasse et de la Nature est abrité dans un hôtel particulier construit par François Mansart, l’hôtel de Guénégaud. Agrandi par l’acquisition de l’hôtel voisin de Mongelas, le parcours de visite a été entièrement revu en 2007. Tel un belvédère ouvrant sur l’espace sauvage, le musée donne la possibilité d’appréhender l’animal dans son environnement grâce à une muséographie originale, associant les collections d’œuvres d’art et d’animaux naturalisés avec des éléments d’interprétation.
Le musée de la Chasse et de la Nature est conçu comme un territoire. Le visiteur qui s’aventure dans les salles y fait de surprenantes rencontres.
Le plus souvent, elles montrent le travail d’artistes d’aujourd’hui. Certaines de leurs œuvres sont le fruit d’un travail en résidence dans le domaine naturel exceptionnellement préservé de Belval, propriété de la Fondation François Sommer, dans les Ardennes. Ces collaborations successives permettent l’enrichissement des collections. Celles-ci ont été récemment augmentées des pièces produites par Karen Knorr, Eric Poitevin, Marc Couturier, Tania Mouraud ou Théo Mercier.

Monographiques, les expositions temporaires veulent contribuer au renouvellement de l’image que nous nous faisons de l’animal.
Au long de son parcours, il peut être confronté à de vrais animaux de plume ou de poil. Ils tiennent ici le rôle de maîtres de la maison. Précieux panneaux peints par Pierre Paul Rubens exposés sous un plafond de Jan Fabre, bas-relief antique à proximité d’une terre cuite de Miquel Barceló, Puppie de Jeff Koons sous un chef-d’œuvre de Jean-Baptiste Oudry… Parce qu’elles ne cessent de s’enrichir, les collections font varier les époques et les styles, les artistes et les techniques. Leur point commun ? Interroger le regard porté par l’homme sur l’animal.