[ Actualité ]


:: ARCHIVES DES EXPOSITIONS




Du 19 janvier au 14 mars 2010
Rémy Artiges
Salons, Photographies

Musée de la Chasse et de la Nature
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

Visiteur fidèle du Salon de l’Agriculture, Rémy Artiges en dresse un compte rendu très personnel. Les publicitaires le savent bien : dans ce contexte commercial, l’évocation de la campagne fait vendre. A travers les photographies qu’il a conçues pour le Musée de la Chasse et de la Nature, Rémy Artiges focalise son attention sur les multiples représentations de la nature qui ponctuent les allées et décorent les stands de la foire. Il s’attache à révéler les artifices de construction de ces images, leur caractère factice pouvant être perçu comme une métaphore du rapport de notre société à son environnement. Rémy Artiges, né en 1967, vit et travaille à Paris. A travers son travail, il s’intéresse à la rencontre de la nature et de l’humain et met en évidence certains paradoxes de notre société.


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Du 21 janvier au 14 mars 2010
Aymar de Lézardière
Un arbre en hiver, Gravures et dessins

Musée de la Chasse et de la Nature
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

D’Aymar de Lézardière (1917-1995), l’artiste André Dunoyer de Segonzac disait : «  il est un “cas isolé“ dans notre époque d’art “insolite et informel “. Il a ignoré les modes esthétiques, et son art, très personnel, affirmé dès ses débuts, est dominé par un sens graphique exceptionnel. La scrupuleuse précision de son dessin et de sa gravure s’apparente à celle de grands maîtres du passé, je pense à Dürer, qui allait jusqu’à l’extrême limite du fini et de l’acuité des formes. Cette qualité d’observation visuelle aigüe s’allie chez lui à la sensibilité et à l’émotion qu’il éprouve devant les paysages du terroir français… »
Attaché à un réalisme traditionnel, Aymar de Lézardière l’applique à restituer l’intime nostalgie des paysages qui ont bercé son enfance. C’est particulièrement quand il cherche à exprimer le dépouillement de la nature en hiver, la mélancolie des eaux dormantes que s’exprime le mieux son talent. Le Musée de la Chasse et de la Nature présente une sélection des gravures et de dessins sur le thème des paysages hivernaux d’eau, d’arbres et de roseaux.


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Jusqu’au 14 mars 2010
Jeffrey Blondes
Temps : Terre, eau, ciel, trois films de cinquante-deux heures

Musée de la Chasse et de la Nature
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

L’installation vidéo de Jeffrey Blondes au Musée de la Chasse et de la Nature comprend trois écrans formant triptyque. Sur chacun d’entre eux est projetée une image (arbre champêtre, portion de ciel, portion de rivière) résultant d’une année complète de tournage. Chaque écran diffuse un film continu composé de cinquante-deux séquences d’une heure, filmées en plan fixe au cours des cinquante-deux semaines de l’année, selon un cadrage rigoureusement identique. Ce travail extrêmement poétique est un appel à la contemplation. A l’inverse du rythme effréné de la ville, il joue sur la durée, le lent écoulement du temps et l’évolution de la lumière au gré des saisons.

Du 22 septembre 2009 au 3 janvier 2010
Miguel Chevalier
Fractal Flowers in vitro

Musée de la Chasse et de la Nature
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

Cette installation de réalité virtuelle interactive multisensorielle aborde la question très présente dans l’imaginaire contemporain d’une nature totalement artificielle, fantasmée et fabriquée par l’homme. La vue est le premier des sens à être activé, avec une serre sur les parois de laquelle est projetée une étrange nature en perpétuel devenir : les Fractal Flowers, plantes improbables qui croissent et meurent à vue d’œil et répondent aux mouvements des spectateurs. Ce mystérieux ballet végétal est accompagné de la musique écrite spécialement par Jacopo Baboni Schilingi qui amplifie l’expérience sensible. L’œuvre est enrichie grâce à la perception olfactive créée par Annick Menardo ajoutant un espace odorant à la réalité de la matière et du virtuel.

En complément de l’installation, sont exposées des estampes numériques des Fractal Flowers. Ces planches sont placées en vis-à-vis de textes de Jean-Pierre Balpe qui a appliqué son logiciel d’écriture automatique à la création d’un « herbier » virtuel décrivant des plantes plausibles mais imaginaires. Comme dans l’univers de la science-fiction, la robotique et l’intelligence artificielle se substituent progressivement à la nature et à la culture.

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Du 22 septembre 2009 au 4 octobre 2009
Françoise Quardon et la Manufacture de Sèvres
Les Délices des Harpies

Musée de la Chasse et de la Nature
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

Françoise Quardon nous invite à un parcours dans les salles du musée où se cache une sélection de ses pièces récentes, vidéos, photos, broderies, sculptures et porcelaines. Dans le salon de Compagnie, une table est dressée comme une invitation à déjeuner dans un service de table en porcelaine de Sèvres dont l’artiste a conçu l’ensemble des décors. Avec ces Délices des Harpies, Françoise Quardon reste fidèle à son univers plastique, sensible, raffiné et poétique où « l’ornement devient un cache-misère pour explorer les sentiments, contradictions et mythologies féminines ». Elle réinvente à sa manière le thème des « attributs des petits repas », célèbre décor d’un grand service de table de la Manufacture de Sèvres, en évoquant avec son propre vocabulaire, délicat, fantastique et mortifère, les délices de la table et de la chair.

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Du 31 mars au 28 juin 2009
y compris les animaux…
Gilles Aillaud, Peintures et dessins

Musée de la Chasse et de la Nature -
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

Le Musée de la Chasse et de la Nature présente une sélection de peintures et de dessins animaliers du peintre Gilles Aillaud (1928-2005). Considéré comme l’un des principaux représentants de la "Nouvelle figuration", courant artistique qui s’est développé en France dans la seconde moitié du XXe siècle, Gilles Aillaud a peint presque exclusivement des animaux figurés dans un contexte de captivité, enfermés dans des cages ou des enclos. Commentant son travail, Jean Clair parle « des animaux aliénés, déplacés, déportés, parqués, à qui on offre pourtant toutes les apparences de la liberté et de la sécurité, voire les apparences de la nature d'où ils ont été retirés. » D’un point de vue plastique, le recours à une palette volontairement froide, le travail très poussé sur la perspective et le cadrage, maintiennent le spectateur émotionnellement à distance du sujet, tout en l’intégrant physiquement dans l’espace entourant l’objet. Le choix de peintures et de dessins présentés par le Musée de la Chasse et de la Nature remet en cause notre conception de la nature et la place qu’y occupe l’animal sauvage.


« Il suffit de butiner d’assez près la surface des toiles de Gilles Aillaud pour se persuader qu’il est bien de ces peintres pour lesquels, presque spontanément, chaque stimuli visuel se traduit en question picturale. Un reflet réel éclaire la composition, là où elle en avait besoin. La trame d’un grillage devient une « mise au carreau ». La luisance d’une peau génère un glacis, une touffe de poils broussailleux, les virgules d’un coup de brosse. Comme Cartier Bresson pouvait avoir un œilleton d’appareil photo à la place de l’œil, Aillaud possède un organe visuel doté d’un subtil décodeur pictural. Pour le peintre doté d’un tel sens, la question du sujet est presque superflue. Autant en choisir un, une fois pour toutes, pour qu’on n’en parle plus.

Alors, pourquoi les zoos, pourquoi les animaux ? Parce qu’ils sont le conservatoire d’une variété de formes et de couleurs, de textures et d’espaces, quasi inépuisables. Parce qu’ils offrent une matière infinie à « l’œil pictural ». Rares, exceptionnels même, sont les lieux qui, sur ce point, offrent une telle richesse. Les tableaux d’Aillaud mettent à nu ce mystère, matérialisant le défi qu’offre au peintre l’infinie variété des plumes et des poils, des cuirs et des toisons. Ajoutez à celle-ci les ressources qu’offre le contraste d’un carrelage et d’un pelage luisant, celui d’une tuyauterie et d’une peau de reptile…

Que Gilles Aillaud ait réglé une bonne fois « sa » question du sujet ne signifie donc pas que son choix ait pu être fortuit. Enfermer son art dans les zoos, au début des années soixante, n’a rien d’indifférent. Formé philosophiquement à la phénoménologie (il échoue à l’oral du concours d’entrée de Normale face à Merleau-Ponty) Aillaud n’a pu que ressentir cet épuisement de la matière première de la perception sensible. Dans les zoos, il a trouvé un sujet capable de témoigner de cette situation nouvelle. Le zoo exhibe le nouveau régime d’une réalité « déréalisée », minée, recomposée. Il offre le spectacle d’une nature instinctive et sauvage, qui n’est plus que spectacle, savante mise en scène de la sauvagerie. Le zoo comme métaphore parfaite d’un réel aliéné.

Les peintures de Gilles Aillaud illustrent l’exil d’une génération chassée du paradis phénoménologique, celui de peintres pour qui la Sainte-Victoire n’est plus qu’une carte postale. »
Didier Ottinger, conseiller scientifique de l’exposition

Dans le cadre de l’exposition, le musée invite l’artiste plasticienne et auteur Juliette Fontaine à présenter sa vidéo The Room en dialogue avec l’univers de Gilles Aillaud. Dans une cage en verre, une panthère tourne inlassablement, en répétant toujours le même parcours. La vidéo est comme dilatée et soutenue par un son de battement sec et irrégulier, pulsant dans les basses. Dans ces récents travaux, Juliette Fontaine questionne implicitement ou par touche le regard de l’homme sur l’animal ainsi que la singularité et la fragilité de leur côtoiement.

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Françoise Petrovitch


David Scher




Du 28 février au 29 mars 2009
Pierre, feuille, ciseaux
dessins contemporains

A l’occasion de la manifestation « Paris Capitale du Dessin », le Musée de la Chasse et de la Nature présente une sélection d’œuvres graphiques contemporaines illustrant le thème de l’animal et de la nature sauvage. Miguel Barcelo, Bhakti Baxter, Gianni Burattoni, Stéphane Calais, Saint Clair Cemin, Guillaume Dégé, Mark Dion, Martin Jarrie, Iris Levasseur, Isabelle Lévénez, Jean-Michel Othoniel, Giuseppe Penone, Françoise Petrovitch, David Scher, Daniel Schlier, Elmar Trenkwalder sont au nombre des artistes invités à investir ces territoires.

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Iris Levasseur

Elmar Trenkwalder

Tania Mouraud, Roaming, Borderland
Paris, 18 novembre 2008 - 22 février 2009

Musée de la Chasse et de la Nature -
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

La collaboration de Tania Mouraud avec le Musée de la Chasse et de la Nature remonte à quelques années. Après avoir acquis La Curée en 2004 pour la présenter dans l’une des salles du château de Chambord qui lui sont affectées, le musée commande à l’artiste Façade, œuvre réalisée à partir des animaux naturalisés du musée et destinée à être projetée dans sa cour lors de la Nuit Blanche 2006.

Du 18 novembre 2008 au 22 février 2009, le Musée de la Chasse et de la Nature expose le travail réalisé par Tania Mouraud lors de sa résidence dans le domaine de Bel-Val, ancien territoire de chasse des créateurs du musée, situé dans le département des Ardennes. Mêlant art vidéo et création sonore, Tania Mouraud s’est livrée avec Roaming à une importante recréation : loin de faire un contrat « objectif » du domaine de Bel-Val et de son paysage, l’artiste a créé une œuvre éminemment dramatique.






Roaming
Cette nouvelle commande, intitulée Roaming, a été conçue à partir d’images captées dans le domaine de Bel-Val situé dans le département des Ardennes.
Ce parc de 700 hectares, ancienne propriété de l’abbaye cistercienne de Belval et constitué de prairies, de forêts et d’étangs, formait l’ancien territoire de chasse de François et Jacqueline Sommer. Ils y avaient aménagé une cabane au confort rudimentaire où séjournèrent bon nombre de personnalités politiques ou littéraires, tel qu’Ernest Hemingway, passionnées comme eux par les animaux et les grands espaces. François et Jacqueline Sommer firent don du domaine à leur Fondation afin d’y constituer une réserve naturelle d’animaux sauvages.
Loin de faire un constat « objectif » du domaine de Bel-Val et de son paysage, avec
Roaming Tania Mouraud s’est livrée à une importante recréation qui témoigne de son exceptionnelle maîtrise de l’art vidéo. Prises en noir et blanc, les images résultant de sa résidence (clôture du parc avec ses postes d’affût, sous-bois obscurs, fugitives silhouettes d’animaux) sont retraitées de manière à devenir presque abstraites puis accompagnées d’une création acoustique qui accentue leur caractère dramatique. Saisis dans la lumière du crépuscule et magnifiés par le travail de l’artiste, ces morceaux de nature deviennent des métaphores de la condition humaine, de la violence, de la solitude et de la mort.
L’œuvre qui en résulte renoue avec la puissance tragique de
Sightseeing (2002) ou de La Curée (2003-2004). Roaming est présentée dans la salle d’exposition temporaire du Musée de la Chasse et de la Nature sous forme d’un gigantesque mur d’images sonorisé, relayé par plusieurs écrans vidéo.


Borderland
En complément de l’installation vidéo qui occupe la salle d’exposition temporaire, au deuxième étage du musée sont présentées les photos de la série « Borderland ». Ce travail, initié dans la campagne ardennaise, aux environs de Belval, aborde le rapport de la photographie à la peinture. A cette fin, Tania Mouraud a capté les reflets déformés du paysage environnant dans ces énormes ballots en plastique noir qui servent désormais à envelopper la paille ou le foin dans la plupart des campagnes françaises.

Cette exposition est présentée dans le cadre du Mois de la Photo à Paris 2008.

A l’occasion de l’exposition, les éditions Gallimard « Le Promeneur » s’associent avec le Musée de la Chasse et de la Nature pour publier un texte de Gérard Wajcman, Les animaux nous traitent mal, illustré par Tania Mouraud.

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Sheila Concari, Les loups sont entrés dans Paris
Paris, du 2 au 14 décembre 2008

Musée de la Chasse et de la Nature -
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

Avec Sheila Concari, artiste acousticienne, vidéaste et plasticienne, les loups investissent le Musée de la Chasse et de la Nature. Le visiteur est invité à un parcours mystérieux lorsque, à la tombée du jour, les salles s’animent de sons étranges, comme si les créatures disposées par l’artiste au long du parcours, prenaient soudain possession des lieux.





Johan Creten, Sculptures
Paris, 24 juin - 31 décembre 2008

Musée de la Chasse et de la Nature -
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

A l’initiative de la Manufacture nationale de Sèvres, le Musée de la Chasse et de la Nature convie Johan Creten à investir ses salles. Sculpteur et céramiste, l’artiste, originaire de Belgique, achève une résidence de trois ans à la Manufacture. L’aboutissement de cette fructueuse période de création est célébré par l’exposition au Musée de la Chasse et de la Nature. A l’automne, la galerie parisienne de la Manufacture nationale de Sèvres (4, place André Malraux - 75001 Paris) prolongera cet hommage, du 14 octobre au 31 décembre.

La volonté d’ouvrir l’espace du musée aux œuvres de Johan Creten, s’inscrit dans une politique de collaboration avec la Manufacture nationale de Sèvres initiée dès l’origine de la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature. En 1964, voulant constituer un musée consacré à la chasse et à l’art animalier, les mécènes François et Jacqueline Sommer cherchèrent à enrichir l’ensemble d’œuvres et d’objets d’art qu’ils avaient acquis avec passion. Ils sollicitèrent les collections publiques et notamment la Manufacture nationale de Sèvres. En effet, celle-ci conservait dans ses archives un exceptionnel ensemble d’œuvres d’art animalier, initialement destiné à servir de modèles aux peintres décorateurs de porcelaine. François et Jacqueline Sommer proposèrent de financer la restauration de ces œuvres en échange du dépôt de certaines d’entre elles. C’est ainsi que le Musée de la Chasse et de la Nature peut présenter le choix le plus important et le plus diversifié de peintures de François Desportes (1661-1743), considéré comme l’un des principaux artistes animaliers français.

A travers son programme d’expositions temporaires, le Musée de la Chasse et de la Nature s’attache à présenter ce que le rapport de l’homme à l’animal et à la nature inspire aux artistes de notre temps. L’œuvre de Johan Creten joue de la mixité entre l’humain, l’animal et le végétal. Tout en exprimant une affinité certaine avec les créations d’un artiste de la Renaissance comme Bernard Palissy (1510-1589/90), ses sculptures en céramique dont l’émail accentue l’ambiguïté, déclinent ce thème de l’hybridation.

Imprégné de culture classique, Johan Creten a déjà pratiqué le jeu de la confrontation avec des œuvres d’art ancien : en 2005 il est invité à exposer au sein des collections du département des objets d’art du Musée du Louvre, puis, en 2007, au Musée royal de Mariemont. Au Musée de la Chasse et de la Nature, disséminées parmi les collections permanentes, les sculptures de Johan Creten forment un contrepoint aux peintures évoquant la faune ou la flore, tandis que la salle d’exposition temporaire est entièrement consacrée à la présentation d’une sélection de ses récentes sculptures accompagnées de leurs dessins préparatoires.

Johan Creten est né à Sint Truiden (Belgique) en 1963. Il a étudié à Gand, Paris et Amsterdam. Il a d’abord été pensionnaire de la Villa Médicis de Rome (1996-1997), puis au Bass Museum of Art de Miami-Beach (2000-2003). De juin 2004 à décembre 2007, il a vécu au cœur de la Manufacture nationale de porcelaine de Sèvres. Dans ce contexte, il a étoffé, par l’usage du grès et de la porcelaine, ses séries de sculptures baptisées Vagues ou Odore di femmina. Johan Creten vit et travaille en France depuis 2004. Il est représenté par la galerie Emmanuel Perrotin (Paris – Miami).

Commissaire de l’exposition :
Nathalie Viot
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Nature Fragile, Le Cabinet Deyrolle
du 4 au 13 novembre
Vente aux enchères le jeudi 13 novembre à 19 heures

L’art contemporain, la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature et Christie’s au secours de Deyrolle…
Du 4 au 13 novembre 2008, le Musée de la Chasse et de La Nature accueillera les œuvres de nombreux artistes contemporains, réalisées à la suite de l’incendie dont a été victime Deyrolle le 1er février 2008. Cette collection sera dispersée aux enchères par Christie’s et le profit de cette vente ira intégralement à l’association Les Amis de Deyrolle pour contribuer à la restauration du mobilier historique et à la reconstitution des collections scientifiques de Deyrolle.


Stéphane Pencreach

Valérie Belin

Nan Goldin

Deyrolle
La maison Deyrolle, Institution de Sciences Naturelles fondée en 1831, longtemps premier fournisseur de l’Instruction Publique en la matière, connue pour ses planches scolaires et son cabinet de curiosité du 46, rue du Bac, a été victime d’un terrible incendie le 1er février 2008. Une grande partie du mobilier historique et des collections exceptionnelles, notamment l’ensemble du cabinet d’entomologie et du cabinet de curiosités, a été détruite. Au-delà des conséquences financières pour Deyrolle, l’incendie porte un grave préjudice à ce patrimoine scientifique et artistique exceptionnel.


Karen Knorr

Fabrice Langlade

Anne Deleporte

Une métaphore de la fragilité de la nature
Au lendemain du sinistre ayant dévasté Deyrolle, le spectacle affligeant des vestiges du décor d’origine et des collections zoologiques ne pouvaient que frapper les artistes qui étaient déjà familiers du lieu. L’ensemble détruit se présentait comme une évidente métaphore de la fragilité de la nature et de la précarité des espèces. D’emblée, certains photographes se sont proposé d’en faire le reportage. Le résultat frappant de leurs prises de vue a donné l’idée de poursuivre l’opération en sollicitant d’autres créateurs.
A partir de ce qui subsistait du cabinet naturaliste, les artistes invités ont donné leur interprétation de cette métaphore de la fragilité de la nature. Il en résulte une étonnante « galerie » : puissante, homogène par le thème, mais enrichie par la diversité des tempéraments et des modes d’expression (photographie, peinture, vidéo, sculpture, installation). L’ensemble des œuvres est emblématique de cette anxiété de notre société face à l’avenir de la planète qui inspire une partie de l’art contemporain.
Souhaitant s’associer à l’élan de solidarité suscité par la destruction du cabinet zoologique de Deyrolle, la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature a proposé d’exposer au musée cette collection et d’abriter la vente au profit de l’association Les Amis de Deyrolle organisée par Christie’s à l’issue de l’exposition.


Jean-Michel Othoniel

Claire de Virieu

Charwei Tsai

L’ouvrage, Nature fragile…
A cette occasion sera également publié l’ouvrage Nature Fragile, Le Cabinet Deyrolle, chez Beaux-arts TTM Editions, textes de Claude d’Anthenaise et Patrick Mauriès, avant-propos par Louis-Albert de Broglie. Dès le 11 septembre et jusqu’au 1er novembre, une sélection d’œuvres sera visible chez Christie’s donnant ainsi un avant-goût de la collection qui sera dispersée en novembre au Musée de la Chasse et de la Nature.

Pierre Alechinsky, Yan Arthus-Bertrand, Miquel Barcelò, Vincent Beaurin, Valérie Belin, Pascal Bernier, Sophie Calle, Saint Clair Cemin, Johan Creten, Nicolas Darrot, Guillaume Dégé, Anne Deleporte, Mark Dion, Jan Fabre, Jean-François Fourtou, Nan Goldin, Thomas Grunfeld, Marcus Hansen, Annabelle d’Huart, Jean-Baptiste Huynh, Marina Karella, Karen Knorr, Claude et François-Xavier Lalanne, Fabrice Langlade, Igor Mitoraj, Tania Mouraud, Martin d’Orgeval, Jean-Michel Othoniel, Philippe Pasqua, Stéphane Pencreach, Bettina Rheims, Charwei Tsai, Bernar Venet, Claire de Virieu… sont au nombre des artistes qui ont contribué à la constitution de cette collection.

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Erik Nussbicker, L’Etre et le Cerf,
exposition-performance

Paris, 17 mai - 8 juin 2008



Le Cerf
À la suite de la première présentation du Cerf à la 5ème Biennale de Lyon « Partage d’exotismes », une succession de rencontres et d’actions a marqué le parcours de cette œuvre. Interprète d’un récital à la croisée des arts, des sciences et du spirituel, Erik Nussbicker associe la diversité d’artéfacts sonores à la richesse des structures osseuses d’un squelette de cervidé. Ses instruments d’os sont disposés en cercles concentriques sur d’épaisses nattes de crin décrivant l’espace réservé à la performance, comme une aire de jeu organique.

« L’apparente simplicité des flûtes en os, exhumées lors des fouilles, me fascine. Leur datation estime parfois leur manufacture à plus de trente-cinq mille ans. Une fois restaurés, ces instruments libèrent l’écho de nos origines. » Erik Nussbicker, 2008

Pendant toute la durée de l’exposition, les pièces sont accompagnées d’extraits de vidéos des performances, ainsi que de l’enregistrement d’un entretien réalisé par l’ethnomusicologue Patrick Kersalé.


Erik Nussbicker est né en 1963 à Grenoble. Diplômé de l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans où il enseigne les arts plastiques, il vit et travaille à Paris. Affectionnant particulièrement l’ethnomusicologie il est l’auteur d’un programme de lutherie pédagogique pour la Cité de la Musique. Il a exposé son travail plastique internationalement et plus particulièrement en France (Jeu de Paume, Centre Georges Pompidou, CAPC de Bordeaux, Biennale de Lyon…) Il est par ailleurs créateur de scénographies, de structures sonores, de costumes et d’accessoires pour le spectacle vivant.
Web : www.eriknussbicker.com

Les Crânes Psychopompes
Face au Cerf, un crâne humain en suspension se balance à la renverse. Une fois lancé, son chant rythme sa trajectoire. Erik Nussbicker approfondit sa réflexion sur la formulation d’une sépulture sonore contemporaine. Ces dispositifs éprouvent le regard que nous portons sur la mort. Ils deviennent une aide à la méditation. Ils nous incitent à accepter nos limites et cet adieu prochain à l’intégrité de nos enveloppes. Le terme « psychopompe » désigne l’accompagnateur ou le conducteur de l’âme des morts, tel Charon, Orphée ou saint Michel.


Karen Knorr, Fables
15 janvier - 11 mai 2008

Salle d’exposition temporaire du Musée de la Chasse et de la Nature
Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris

A la demande du Musée de la Chasse et de la Nature, Karen Knorr a poursuivi son travail sur le rapport de l'homme à l'animal. Ce thème l'avait déjà conduite à s'intéresser à la représentation des animaux dans le contexte de zoos ou de musées de beaux arts. De photographie en photographie Karen Knorr a réuni les éléments d'un bestiaire fabuleux.

Le ressort habituel des fables consiste à prêter aux animaux les conventions des hommes. La figure métaphorique de l'animal permet ainsi une approche critique de l'humanité. Mais il semble bien que les Fables de Karen Knorr aient un autre objet. Les animaux y évoluent avec naturel dans le territoire des hommes. Pas n'importe quel territoire, mais précisément celui qui devrait résolument leur rester interdit, qu'il s'agisse de salles de musée ou d'autres "sanctuaires culturels" que l'on veut habituellement protéger de la profanation des bêtes. Bien que pacifique, l'intrusion des bêtes subvertit l'institution et met en évidence son caractère "contre nature".
Le Musée de la Chasse et de la Nature assume pleinement ce paradoxe et joue de la transposition de l'expérience de la nature dans le domaine de l'image et de l'artifice. C'était donc une cible de choix pour Karen Knorr qui l'a choisie pour cadre de certaines de ses Fables.

L'étrangeté de cette nouvelle série des
Fables ne réside pas seulement dans ce contraste entre la nature et la culture. Elle résulte d'un jeu formel complexe où se révèle la dextérité technique de l'artiste. Certains motifs animaliers sont réellement mis en scène dans le décor architectural au moment de la prise de vue. D'autres sont ajoutés a posteriori, incrustés dans le contexte architectural ou au contraire placés en surimpression de sorte qu'ils suscitent un trouble chez l'observateur. Au-delà de leur séduction immédiate, c'est bien cette ambiguïté qui fait la force des photographies de Karen Knorr.


Karen Knorr est née à Francfort (Allemagne) puis a vécu a Puerto Rico dans les années 1960, avant de terminer sa formation à Paris et Londres. Sa carrière internationale l'amène à multiplier les expositions, les conférences et les cours à travers le monde. Actuellement elle enseigne la photographie à l'University College of Creative Arts de Farnham (Royaume Uni).

Depuis les reportages saisissants qui l'ont fait connaître du public dans les années 1980, Karen Knorr a continué de subvertir, avec humour et finesse, les idées qui sous-tendent la notion de patrimoine culturel. L'univers des musées à travers l'Europe est une de ses cibles favorites. Dans ses travaux récents, Karen Knorr explore les limites entre l'animalité et l'humanité dans un monde devenu impitoyablement matérialiste. Elle recourt donc fréquemment au motif animalier.

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Laurent Saksik, Patch/Le Crime d'Acteon
Paris, 11 septembre 2007 - 23 décembre 2007


Après les photographies d’Eric Poitevin, la galerie d’exposition temporaire du musée abrite Artemis, une installation lumineuse de Laurent Saksik dédiée à la déesse de la chasse. Cette pièce, créée pour les salles du musée au château de Chambord, consiste en une vaste nappe lumineuse animée de pulsations colorées qui veulent évoquer le flux vital. A l’hôtel de Mongelas, elle est accrochée comme une tapisserie démesurée de 11 mètres de long sur 3 mètres de haut. Dans cette configuration elle occupe tout un mur de la salle dont les autres côtés sont tapissés de massacres de cerfs. L’installation rappelle, avec les moyens empruntés à la technologie la plus contemporaine, les grandes galeries de chasse de la Renaissance et leur symbolique opposant l’image de la vie et celle de la mort.
L’œuvre de Laurent Saksik est l’illustration plastique du mythe dont le directeur des Lettres Françaises, Jean Ristat, explore le versant littéraire. Le musée ayant commandé à ce dernier un « odorama poétique » pour évoquer les différents animaux présentés dans ses salles, le poète se piquant au jeu, a écrit une ode moderne à Artémis. Dans le cadre des animations culturelles de l’auditorium et en écho à l’exposition présentée dans la galerie, Jean Ristat donnera lecture de son poème.


Laurent Saksik, né en 1962, vit et travaille à Paris. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis et de l’Atelier Calder, il travaille essentiellement sur la perception des couleurs, notamment avec ses installations lumineuses réalisées à une échelle monumentale pour des édifices tels que la chapelle des Calvairiennes à Mayenne, le château d’Azay-le-Rideau ou celui de Chambord, le palais des Victoires à Cannes. Il est représenté par la galerie Dominique Fiat.


Eric Poitevin, Bel-Val 2006,
exposition inaugurale
(Paris, 6 février - 18 juin 2007)


Au cœur des Ardennes françaises, le domaine de Bel-Val, conçu par François et Jacqueline Sommer comme un « parc de vision » permettant d’observer la faune sauvage, ouvre ses portes aux artistes qui désirent approcher cet univers animalier et cynégétique pour s’en inspirer. Poursuivant sa vocation de belvédère ouvrant sur ce territoire des Ardennes, le musée présentera les travaux artistiques conçus dans le parc de Bel-Val.

C’est dans cette perspective que se situe l’exposition inaugurale du musée consacrée à Eric Poitevin.
« J’avais précisément décidé de ne plus faire de photographies de (ou avec) la nature, pour un temps du moins, lorsque Claude d’Anthenaise m’a donné l’opportunité d’être au plus près des cerfs – occasion espérée autrefois, irréalisable pensais-je, finallement possible ici, tout de suite. Eviter de « redire » ce que j’avais produit en 1993 avec les chevreuils, travail de référence pour Claude d’Anthenaise, constituait pour moi une difficulté, d’où l’intérêt de dire oui.

Contrairement à cette première série dans laquelle les animaux, incontestablement morts, semblent flotter calmement dans un espace sombre, j’ai souhaité travailler « au clair » après longuement regardé une photographie d’Irving Penn de 1947 intitulée « Vermeer Still Life (with Mouse) ». On y voit un angle de pièce blanche, un quartier de bœuf pendu à un clou, un faisan et divers objets posés sur une table sans oublier la souris, posée là pour sourire.

Ici, dans ce contexte où les préoccupations sont d’ordre cynégétique, les gestes sont assumés avec respect. Le sang coule, normalement, et les têtes ne sont coupées que pour faciliter le travail du taxidermiste – occasion pour moi de prolonger mon travail sur les socles ; après la série des nus montrés voici deux ans au « Plateau » à Paris. »

Eric POITEVIN,
Bel-Val, septembre 2006